Séminaires déclarés auprès de l’École

Lectures du désir de l’analyste

Séminaire L’objet de la psychanalyse de Jacques Lacan.

Nous aurons lu « l’être du sujet » déplié topologiquement par Jacques Lacan dans son séminaire « Problèmes cruciaux pour la psychanalyse » (1964-1965).
Avec la vérité et le savoir pour bords moebiens.
Tandis que le symptôme s’y inscrit en creux comme « être de vérité », le désir de l’analyste le recoupe comme « être de savoir » :
Non-rapport de complétude qui est le ressort de L’Acte psychanalytique.
L’enjeu crucial n’est pas de penser l’Acte mais depuis la topologie d’une bouteille de Klein faire littéralement « sortir de son goulot ce qui est dans sa doublure ».

Nous poursuivrons donc nos lectures du désir de l’analyste les effets de signifiants d’une rencontre de l’être du sujet :
« L’objet de la psychanalyse », titre du séminaire suivant (1965-1966 ) où selon les mots mêmes de Lacan, une théorie du désir s’y déplie.
Sa lecture en est radicale et épurée :
« Autocritique nécessaire de la position de l’analyste, qui va aux risques ...

De quoi les Sourds sont-ils les passeurs ?

(Les Sourds, lalangue et la voix : à propos d’un démenti culturellement institué)

En quoi la clinique psychanalytique avec des personnes Sourdes vient-elle questionner bien plus largement ce qu’il en est de la voix, de lalangue et révéler toute la portée féconde de l’objet a tel qu’inventé par Jacques Lacan ? De quoi les Sourds sont-ils donc les passeurs ? Les passeurs inouïs de ces marques de jouissance, de cette poussée du pulsionnel irradiant au cœur de tout univers langagier.
Car les Sourds disent et se disent au travers de langues gestuelles. Dire laissant résonner les dimensions de la jouissance qui palpitent aussi pour tout parlêtre hors le seul vecteur acoustique dans lalangue.
Nous voilà en effet en présence d’un dire qui éclaire l’importance de l’insu, de la trace, l’importance de ce qui, dans la transmission inconsciente, inscrit ces sujets « en langage » au sein de la vie familiale.
Pourquoi, cependant, persistons-nous à les traiter comme « sourds », comme « handicapés du langage et de la parole » ? Où s’accrochent de telles tendances déniant l’inscription langagiè...