Séminaires déclarés auprès de l’École

Lectures du désir de l’analyste

C’est le moment de conclure notre lecture collective du désir de l’analyste avec le Séminaire XII (1964-1965) de Jacques Lacan « Problèmes cruciaux pour la psychanalyse » (inédit).

Nous lirons les quatre dernières séances des 2, 9,16 et 23 juin 1965.

Faisons donc retour sur le compte rendu par Lacan lui-même du 5 avril 1966 (Autres écrits, Le champ freudien,Éditions du Seuil, avril 2001, p. 199-202).

 

C’est « l’être du sujet » qui en est le concept fondamental.

Celui qui se lit dans les nœuds du langage rencontrés par Freud dans sa découverte de l’inconscient.

Un être du sujet dont l’enjeu dans le fil de ce séminaire est d’en écrire la topologie.

« Le signifiant représentant le sujet pour un autre signifiant » pose comme axiome l’effacement de la trace.

La Science réduite à cette aune n’est que « pensement ».

Les deux bords de l’être du sujet sont la vérité et le savoir.

Le symptôme qui  en serait à la fois enjeu et distinguo se dé...

Des mains pour parler, des yeux pour entendre

(Le geste, les Sourds et la voix : à propos d’un démenti culturellement institué)

En quoi la clinique psychanalytique avec des personnes Sourdes vient-elle questionner bien plus largement ce qu’il en est de la voix, de lalangue et révéler toute la portée féconde de l’objet a tel qu’inventé par Jacques Lacan ? De quoi les Sourds sont-ils donc les passeurs ?  Les passeurs inouïs de ces marques de jouissance, de cette poussée du pulsionnel irradiant au cœur de tout univers langagier.

Car les Sourds disent et se disent au travers de langues gestuelles. Dire laissant résonner ce qui des dimensions de la jouissance, hors le vecteur acoustique, palpitent dans lalangue.

Nous voici en présence d’un acte de parole qui éclaire l’importance de l’insu, de la trace, l’importance de ce qui, dans la transmission inconsciente, inscrit ces sujets « en langage » au sein de la vie familiale. Importance aussi d’un entendu symbolique articulé à l’interdit de l’inceste qui ouvre seul nos yeux ou nos oreilles.

 

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