Marseille

Séminaire de lecture :
Le séminaire XI (…) 1964 

Éric Castagnetti

Nous terminerons cette année notre lecture du séminaire XI et poursuivrons en cours d’année  par la lecture du séminaire les Problèmes cruciaux pour la psychanalyse (1964-1965).

La première rencontre se tiendra le mercredi 05 octobre 2016 à 20 h 30, au 1 place Félix Barret, 13006 Marseille (Adalis), puis le premier mercredi du mois pour les rencontres suivantes.

 

Renseignements : Éric Castagnetti, 06 99 49 53 16.

Parler avec les mains,
entendre avec les yeux…*


Séminaire de recherches proposé par André Meynard > ses livres

En quoi la clinique psychanalytique avec des personnes sourdes, parlant des langues signées, vient-elle questionner ce qu’il en est de la voix et révéler toute la portée féconde de l’objet a tel qu’inventé par J. Lacan ? Car les Sourds disent et se disent au travers de langues gestuelles : ils sont poussés à ainsi prendre parole. Ils signent, dit-on, en se référant à la nomination usuelle de ces langues. Nous voici en présence d’une prise de parole qui éclaire l’importance de l’insu, de la trace, l’importance de ce qui, dans la transmission inconsciente, inscrit ces sujets « en langage » au sein de la vie familiale. Importance d’un entendu symbolique donc, articulé à l’interdit de l’inceste qui ouvre seul nos yeux ou nos oreilles.

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Pourquoi, cependant, persistons-nous à les dire « sourds » ?
Pourquoi le texte sociétal au travers duquel nous pensons cette particularité les considère toujours massivement comme « sans langage » et présuppose qu’ils ne sauraient advenir à la parole qu’après le long apprentissage d’une langue, langue se devant bien évidemment d’être sonore ? Pourquoi de tels clivages, cette passion de l’unique et pure langue ? Comment en venons-nous à construire une véritable filière de soin par le son dans laquelle, dépistage à deux jours pour tous les enfants de notre pays, implants cochléaires et intégration individuelle en milieu ordinaire, contribuent à faire taire les mains ? Où s’accrochent de telles tendances ? Comment se trouvent-elles banalisées ? Après le temps de l’interdit portant sur cette modalité de dire semble venu celui du démenti. D’un « démenti culturellement institué ».

L’objet de ce séminaire de recherche sera de questionner comment ceci advient, sur quels opérateurs s’appuie le texte de notre modernité pour dénier à ces sujets la possibilité de suivre ce qui les pousse à ainsi prendre parole. Une telle énonciation se produisant hors le sonore ne peut être prise en compte dans les abords neurocognitifs actuels du langage et de la parole demeurant fortement logés dans une vision scientiste dominée par un audio- centrisme réducteur. Ces négligences concernent aussi la psychologie, la psychiatrie et, plus largement, nos manières culturelles de considérer le parler et l’entendre. Nous aurons également à nous questionner sur les effets d’un tel démenti dans le mouvement psychanalytique lui-même et sur la confusion si fréquente sonore/ signifiant. À aussi être attentifs à ce que certains psychanalystes ont soutenu et élaboré pourtant de leur entendement de ces questions. Qu’en est-il advenu ? La correspondance de Freud/Ferenczi en 1916, le travail d’Albert Fontaine, les avancées de F. Dolto ou de B. This, certaines indications de Lacan, et de quelques autres, nous permettent de rester attentifs à ce qui peut ici faire transmission.

Pouvons-nous, par un travail sur la lettre, réinscrire ces bouts, ces fragments de démenti pour qu’un tout Autre texte advienne, texte ouvert à ce qui du « geste humain est du côté du langage » (Lacan) ? Au-delà des Sourds donc, ceci nous pousse à soutenir ce qui, de la lettre, peut s’entendre avec les yeux.

Ce séminaire (avec traduction LSF) est ouvert aux praticiens de diverses disciplines qui souhaitent rester attentifs à ce que la parole des Sourds peut nous enseigner en lien avec la découverte freudienne.

Une fois par mois le samedi matin 10 h à 12 h, à Marseille.

Les 15 octobre, 19 novembre et 10 décembre 2016 puis, les 14 janvier, 4 février, 4 mars, 1 avril, 6 mai et 10 juin 2017 à la Cité des Associations, La Canebière, Marseille.

Pour toutes précisions, les personnes intéressées peuvent s’adresser à : André Meynard – 06 78 87 41 40 / andre.meynard@orange.fr

* : séminaire déclaré auprès de l’Ecole


Lectures du désir de l’analyste*


Jean Fortunato

Après nos lectures des séminaires L’angoisse (1963) et Les fondements de la psychanalyse (1964) de Jacques Lacan, nous poursuivons nos lectures du désir de l’analyste avec le séminaire Problèmes cruciaux pour la psychanalyse  (1964-1965).

La topologie c’est la structure

Le mythe donne la structure mais le mythe n’est pas la structure….

Nous reprendrons le fil de nos lectures du désir de l’analyste avec la leçon du 11 avril 1962 du séminaire L’identification de Jacques Lacan et en parallèle celle du texte de 1956 «Le mythe individuel du névrosé» du même auteur.

Il s’agit de la dernière des six leçons citées «en relation avec la structure du névrosé» par Jacques Lacan le mercredi 20 janvier 1965 dans son séminaire «Problèmes cruciaux pour la psychanalyse» dont nous reprendrons ensuite la lecture *.

Voilà qui s’appelle parler

Une lecture des Problèmes cruciaux pour la psychanalyse, séminaire inédit (1964-1965).

Depuis Les fondements de la psychanalyse, ce séminaire qui lui fait suite chronologique s’inscrit dans l’après-coup de la fondation par Jacques Lacan de l’Ecole freudienne de Paris (1964) et anticipe la proposition de la passe de 1967.

«  La question de la terminaison de l’analyse et du sens de cette terminaison n’est point à l’heure actuelle résolue » (séance du 6 janvier 1965).

Le désir de l’analyste s’interroge ici en termes de structure et de fonction.

Quid de la position du sujet quant à l’impossible du savoir du sexe ?

Cette question nomme l’enjeu crucial de la transmission de la psychanalyse.

Une logique du manque dans son rapport au signifiant l’oriente comme trou dans la structure du langage.

Depuis le champ de l’Autre ( privation/frustration/castration ) un non-rapport (demande/transfert/interprétation ) se déploie.

L’outil topologique est nécessaire pour articuler l’écart entre identification et désir de l’analyste.

En quoi cet «  impossible » peut-il passer et faire fonctionner la psychanalyse si elle ex-siste ?

« Voilà qui s’appelle parler » dit-il d’emblée.

«  Vous avez dit :

Problèmes cruciaux pour la psychanalyse ?

Et non pour les psychanalystes ?

Pour eux , un seul problème :

Les gens viennent-ils à la psychanalyse ou pas ? »

Ce qu’il s’agit ici de mettre au travail ce sont les effets de dénouement «  à l’intérieur du camp de l’expérience analytique » et de soutenir l’inédit de son non-rapport à l’Autre.

Dates : 11 octobre, 22 novembre, 6 décembre 2016, 10 janvier, 7 février, 21 mars, 9 mai et 6 juin 2017 *
* une séance est susceptible d’être programmée au mois d’avril 2017. Sa date reste en suspens.

Lieu : Janine Lagier-Ricoeur, 6 impasse du Plateau, 13007 Marseille.

Contact : Jean Fortunato : 06 14 20 67 92
jean.fortunato@hotmail.fr

* : séminaire déclaré auprès de l’Ecole

La passe et son enseignement

Pour des raisons d’organisation, la rencontre autour de la passe prévue les 18 et 19 juin à Marseille, se tiendra à Paris aux mêmes dates.