Matinée clinique – dimanche 15 mars 2026

Pour une approche analytique de l’autisme

Cette seconde matinée s’inscrit dans la suite de celle du 18 janvier 2026.

Pour échanger autour de ces questions, l’École de psychanalyse Sigmund Freud invite :

  • Hervé Bentata, psychanalyste, ancien psychiatre responsable de l’unité accueil mère enfant de Saint Denis.
  • Pauline Fourcaut, psychanalyste, psychologue clinicienne dans un centre médico-psychologique pour patients adultes, participante au groupe de lecture ci-dessous.
  • Roland Jacob Meyer, psychanalyste, à l’initiative d’un groupe de lecture de l’œuvre de Geneviève Haag Le Moi corporel, sous-titré Autisme et développement,Éditions PUF, coll. « Le fil rouge Enfance ».

À l’Espace Saint-Martin (199 bis, rue Saint-Martin – 75003 Paris – salle Héliopolis [4e étage]), de 10 h à 13 h.

Voici l’argument :

La Psyché est étendue, n’en sait rien

La première matinée autour des coordonnées sociales et politiques du « phénomène » autisme a rendu sensible le grand écart entre l’approche de l’autisme par la psychanalyse et l’orientation de la politique de santé. Cet état de fait nous oblige.
Parce que l’analyse est une expérience singulière de parole et d’un lien social inédit, sa pratique et son élaboration permettent des rencontres avec l’énigme de l’autisme, avec ses surprises. Dans ces rencontres, elles-mêmes singulières, est approché le moment naissant ou le corps vivant de l’infans (sensorialité, mouvement) peut se nouer aux premières images et formes et aux signifiants de lalangue avant la parole (prosodie, rythme, musicalité).
L’élaboration par Freud et Lacan du trajet des pulsions est une boussole essentielle pour ces rencontres dont nous aurons à entendre – rencontres qui à leur tour ouvrent des chemins de recherche pour nous.