Journées d’étude

L’École de psychanalyse Sigmund Freud avait prévue d’organiser cette année une matinée de travail consacrée à la question du travail dans une école de psychanalyse, discutée à partir de l’Atelier de lecture qui a eu lieu ces deux dernières années sur les journées des cartels d’avril 1975 de l’Ecole freudienne de Paris*. 

           – Le dimanche 15 novembre 2020 

Responsables : Jérémie Léobet, tel 06 74 76 70 08, ou Françoise Vitou, tel 01 53 28 00 97. 

* Lettres de l’école freudienne, numéro 18, avril 1976

 

Parce que cette matinée ne peut se tenir à la date prévue, voici la proposition de travail du groupe :

 

Matinée d’étude du dimanche 15/11/2020

Qu’est ce que se mettre au travail dans une école de psychanalyse ?

Un espace et un temps font lieu pour les corps parlants.

L’espace en question dans le travail d’une école de psychanalyse ne nous a pas paru pouvoir se suffire de la surface d’un écran fut-il zoomesque.

Le temps au travail, celui d’un rendez-vous déjà une fois manqué, déjà différé, ne nous a pas paru pouvoir se suffire d’un glissement ordonné par le discours ambiant.

La dit-mension de l’après-coup et  de l’écrit, gîtant au creux de toutes les paroles qui nous ont rassemblé dans ce groupe de travail, cet atelier, cet enseignement d’accueil durant plus de 2 ans, nous ont paru pouvoir ouvrir à un autre mode de mise au travail dans notre école de psychanalyse par temps de Covid.

Cette matinée du 15/11/2020 ne pouvant faire lieu pour les corps enprésence, les participants de l’atelier ont donc tenu à faire évènement de la répétition de ce ratage en présentant leur travail en deux temps :

Dans un premier temps, nous ferons parvenir à l’ensemble des membres, par l’intermédiaire du courrier interne nos textes, ponctuant ainsi le travail effectué durant ces deux années de lecture par leur production.

L’invitation est faite  à chaque lecteur d’entamer un dialogue épistolaire avec un ou plusieurs des intervenants, tel la communauté des mathématiciens du 18èmesiècle dont l’exemple fut promu par Lacan comme idéal à suivre pour la communauté des psychanalystes.

Dans un deuxième temps, dès que la situation sanitaire le permettra, chacun présentera son travail au cours d’une réunion ouverte à tous, membres et non membres de l’école, ouvrant à un échange de paroles et au tissage de l’après coup de cette lecture pour les uns, à l’inouï de l’entendu d’une énonciation pour ceux du public n’ayant pas eu ces textes. Nous pourrons alors parler ensemble de ce qui nous aura, dans cet écart, mis au travail dans une Ecole de psychanalyse.

Ces deux temps nous ont paru nécessaires pour soutenir notre désir de rendre compte de notre traversée de l’individuel au collectif dans cette époque contingente qui aura poussé ce groupe ailleurs, autrement, entre écrit et parole, surface et nœud, d’une écriture plus Une à l’autre borroméenne, vers un lieu restant à explorer.