Marseille

La ligne du transfert

Nils Gascuel   

On s’intéresse au transfert comme « mise en œuvre de la réalité de l’inconscient » au fil des élaborations de Freud et de Lacan. Identification, interprétation et répétition sont impliquées dans cette réalité.

Qu’est-ce qui fait qu’on aille voir un analyste pour lui parler et que l’on continue alors qu’il ne répond pas aux demandes qu’on lui adresse ?

L’accent est mis sur la clinique : à quoi répond pour une cure donnée la notion de
« sujet supposé savoir » introduite par Lacan et comment s’articule-t-elle au dit « désir de
l’analyste » ?

Un mercredi par mois, à partir d’octobre 2018, à 20 h 30, 30, boulevard Eugène-Pierre, 13005 Marseille.

Renseignements : Nils Gascuel, 04 91 47 46 07.

Lectures du désir de l’analyste

Jean Fortunato

Nous poursuivrons nos lectures du Séminaire Problèmes cruciaux pour la psychanalyse (1964/1965) depuis la séance du mercredi 17 mars 1965, où Lacan propose une lecture du tableau Le Cri, d’Edvard Munch.

Le cri fait le gouffre où le silence se rue, dit-il.

Et de conclure : Par quelle porte est venue la fonction de cet objet (a) ?

Ce séminaire fait suite à la fois chronologique et logique au séminaire Les  fondements de la psychanalyse, où Jacques Lacan aura posé un Acte fondateur d’une École pour la psychanalyse dans une anticipation des enjeux de la passe : Transmission de la psychanalyse et/ou formations du psychanalyste.

Enjeu qui reste encore et toujours d’actualité pour la psychanalyse laïque.

Ces lectures se feront au 9, rue Neuve-Sainte-Catherine, 13007 Marseille, 3e étage. Le mardi soir, une fois par mois, de septembre 2018 à juin 2019. Première séance : mardi 18 septembre 2018. Les séances suivantes seront programmées lors de cette première séance avec les participants. 

Jean Fortunato : 06 14 20 67 92 – jean.fortunato@hotmail.fr

Parler avec les mains, entendre avec les yeux…
(Le geste, les Sourds et la voix : à propos d’un démenti
culturellement institué)

 André Meynard

Ce séminaire (avec traduction LSF) est ouvert aux praticiens de diverses disciplines qui souhaitent rester attentifs à ce que la parole des Sourds peut nous enseigner en lien avec la découverte freudienne.

En quoi la clinique psychanalytique avec des personnes sourdes, parlant des langues signées, vient-elle questionner ce qu’il en est de la voix  et révéler toute  la portée  féconde de l’objet a  tel qu’inventé par Jacques Lacan ? Car les Sourds  disent et se disent  au travers de langues gestuelles : ils sont poussés à ainsi prendre parole. Ils signent, dit-on, en se référant à la nomination usuelle de ces langues. Nous voici en présence d’une  prise de parole qui éclaire l’importance de l’insu, de la trace, l’importance de ce qui, dans la transmission inconsciente, inscrit  ces sujets « en langage » au sein de la vie familiale. Importance d’un entendu symbolique donc, articulé à  l’interdit de l’inceste qui ouvre seul nos yeux ou nos oreilles.

Pourquoi, cependant, persistons-nous à les dire « sourds » ? Où s’accrochent de telles tendances ? Comment se trouvent-elles banalisées ? Après le temps de l’interdit portant sur cette modalité de dire semble venu celui du démenti. D’un « démenti culturellement institué ». L’objet de ce séminaire de recherche sera de questionner comment ceci advient, sur quels opérateurs s’appuie le texte de notre modernité pour dénier à ces sujets la possibilité de suivre ce qui les pousse à ainsi prendre parole. Nous aurons également à nous questionner sur les effets d’un tel démenti  dans le mouvement psychanalytique lui-même et sur la confusion si fréquente sonore/signifiant. À aussi être attentifs à ce que certains psychanalystes ont soutenu et élaboré pourtant de leur entendement de ces questions. Qu’en est-il advenu ?

Pouvons-nous, par un travail sur la lettre, réinscrire ces bouts, ces fragments de démenti pour qu’un tout Autre texte advienne, texte ouvert à ce qui du « geste humain est du côté du langage » (Lacan) ? Au-delà des Sourds donc, ceci nous pousse à soutenir ce qui, de la lettre, peut s’entendre avec les yeux.

            Indications bibliographiques :

            Quand les mains prennent la parole, Eres, 1995/2002.
Surdité, l’urgence d’un autre regard, Eres, 2008.
Soigner la surdité et faire taire les Sourds, Eres, 2010.
Des mains pour parler, des yeux pour entendre, Eres, 2016.

Une fois par mois, le samedi matin, de 10 h à 12 h 30, à la Cité des Associations, 93 La Canebière, 13001 Marseille. Les 13 octobre, 17 novembre, 15 décembre 2018, et 12 janvier, 2 février, 16 mars, 27 avril, 25 mai, 22 juin 2019.

Contact : André Meynard, 06 78 87 41 40 – andre.meynard@orange.fr