La relance du phallus

Le rêve, la cure, la psychanalyse

« Le phallus ? Je ne sais ce qu’il est. Je sais ce qu’il n’est pas : pas l’organe, génital ou non, pas le symbole, pointu ou coupant. Pas présent, pas passé non plus, pas d’espoir pour le futur. En tout temps et en tout lieu, j’en trouve seulement des traces effacées. Suffisent-elles à le représenter ?

En son absence re-présenté. Peut-être n’existe-t-il tout simplement pas ?
Mais qui l’aurait manigancé ?
L’écriture du rêve.
Le rêve est pour Freud l’écrin de sa découverte. C’est là que nous retrouvons le prime-saut du phallus. Partons du rêve. De la structure commune en jeu dans le travail de chaque rêve particulier et dans l’exposition du rêve en général. Cette structure est d’abord mouvement et se présente comme une répétition : écriture, effacement, écriture.
Un mouvement qui nous vient d’on ne sait où, un point de relance que l’on peut savoir, un mouvement qui nous mène on ne sait où.

Telle est la clef en forme de relance qu’il faut précisément savoir pour mener et terminer une analyse. Elle nous donne la direction de la cure.
La relance du phallus pour rêver encore, pour analyser encore, pour penser encore. » CF

Christian Fierens exerce la psychanalyse à Tervuren près de Bruxelles ; il est membre du Questionnement psychanalytique, docteur en psychologie et psychiatre de formation.

2008. 304 p., 18 euros.